La
synthèse des propos recueillis lors des auditions, du colloque
du CIRPAE et de coupures de presse relatant des cas de noyades montrent
:
- que les enfants les plus exposés ont entre un et cinq ans ;
- qu’il s’agit très majoritairement de garçons
(80 %) ;
- que le dernier-né de la fratrie serait plus vulnérable
que ses frères et sœurs ;
- une proportion non négligeable est constituée d’enfants
qui ne sont pas ceux du propriétaire de la piscine ;
- les noyades interviennent plus fréquemment en fin de semaine
et durant l’heure du déjeuner.Les parents ne songent pas
immédiatement à rechercher l’enfant disparu dans
la piscine.
Plusieurs
causes sont avancées pour expliquer cette situation :
- « c’est à l’âge où ils sont
le plus attirés par l’eau » ;
- « les garçons seraient plus audacieux et moins conscients
du danger que les filles » ;
- « le dernier de la fratrie échapperait plus facilement
à la surveillance de ses parents ».
Deux
enseignements peuvent être tirés de ces constatations :
- l’enfant n’atteint son stade de coordination neurologique
complet que vers six ans. Il est donc classiquement considéré
comme difficile (mais pas impossible) d’apprendre à nager
aux enfants avant cet âge ;
- les noyades touchent également des enfants extérieurs
aux propriétaires de la piscine (enfants invités ou pénétrant
dans la propriété).